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Équipements de protection individuelle (EPI) : le guide pour bien s'équiper

Les équipements de protection individuelle, ou EPI, désignent l'ensemble des dispositifs portés par un travailleur pour le protéger contre un ou plusieurs risques professionnels. Casque de chantier, gants anti-coupure, chaussures de sécurité, lunettes de protection, harnais antichute : chaque poste de travail expose à des dangers spécifiques, et chaque danger appelle un équipement adapté. Chez AFDB, nous proposons plus de 1 200 références EPI, sélectionnées auprès des marques leaders du marché et conformes aux normes européennes en vigueur, pour répondre aux exigences de tous les secteurs d'activité.

Qu'est-ce qu'un EPI et à quoi sert-il ?

Selon le règlement européen (UE) 2016/425, un EPI est tout dispositif ou moyen destiné à être porté ou tenu par une personne en vue de la protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ou sa sécurité. Le recours aux EPI intervient en dernier ressort dans la démarche de prévention des risques professionnels, après la suppression du danger à la source, la mise en place de protections collectives et l'adaptation de l'organisation du travail. Lorsque ces mesures ne suffisent pas à éliminer le risque résiduel, le port d'un équipement de protection individuelle devient obligatoire.

Le choix d'un EPI repose sur l'analyse des risques consignée dans le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) de l'entreprise. Ce document identifie, poste par poste, les dangers auxquels les salariés sont exposés : chutes, projections, bruit, agents chimiques, risques électriques, contraintes thermiques. C'est à partir de cette évaluation que l'employeur détermine les EPI nécessaires, leur niveau de protection et les normes applicables.

Les 3 catégories d'EPI

Le règlement (UE) 2016/425 classe les EPI en trois catégories, selon la gravité des risques contre lesquels ils protègent. Cette classification détermine les exigences de certification, de contrôle et de marquage que chaque équipement doit respecter avant sa mise sur le marché.

Catégorie I : risques mineurs

Les EPI de catégorie I protègent contre les risques superficiels et réversibles : agressions mécaniques légères, contact bref avec des produits d'entretien, rayonnement solaire. On y retrouve les gants de manutention légère, les lunettes de soleil ou les vêtements de pluie. La certification repose sur une auto-déclaration du fabricant, avec marquage CE obligatoire.

Catégorie II : risques significatifs

Cette catégorie couvre les risques intermédiaires susceptibles de provoquer des lésions importantes. Elle inclut la majorité des EPI utilisés sur les chantiers et dans l'industrie : casques de chantier, lunettes et visières de protection, gants anti-coupure, chaussures de sécurité et protections auditives. La certification exige un examen de type réalisé par un organisme notifié.

Catégorie III : risques graves ou mortels

Les EPI de catégorie III protègent contre les dangers irréversibles ou mortels : chutes de hauteur, atmosphères toxiques, risques électriques haute tension. Les harnais antichute, les appareils de protection respiratoire isolants et les combinaisons chimiques en font partie. Leur certification est la plus exigeante : examen de type par un organisme agréé, suivi d'un contrôle de production annuel. La formation pratique au port de ces équipements est obligatoire.

Comment choisir ses EPI par zone du corps

La sélection d'un EPI suit une logique simple : identifier le risque, puis choisir l'équipement certifié qui y répond, adapté à la morphologie du porteur et aux conditions de travail. Voici un tour d'horizon zone par zone.

Protection de la tête

Dès qu'il existe un risque de chute d'objets, de heurts ou de projections, le port d'un casque de protection conforme à la norme EN 397 est obligatoire. Sur un chantier de construction, il fait partie des EPI de base, au même titre que les chaussures de sécurité. Pour les travaux en hauteur, des casques combinant protection contre les chocs et point d'ancrage jugulaire (EN 12492) remplacent le casque standard. Les casquettes anti-heurts (EN 812), plus légères, conviennent aux environnements à risque modéré comme les entrepôts logistiques.

Protection des yeux et du visage

Les lunettes de protection certifiées EN 166 protègent contre les projections de particules, les éclaboussures chimiques et le rayonnement optique. Pour le meulage ou le soudage, des écrans faciaux ou des masques à teinte variable offrent une couverture complète du visage. Le choix du niveau de filtration dépend du type d'agression : mécanique (lettre de résistance F, B ou A), chimique (symbole 3) ou thermique (symbole 9).

Protection auditive

Au-delà de 80 dB(A) d'exposition quotidienne, l'employeur doit mettre des protections auditives à disposition des salariés. Le port devient obligatoire à partir de 85 dB(A). Bouchons d'oreilles moulés ou jetables, casques anti-bruit passifs, protecteurs à atténuation électronique : chaque solution répond à un niveau d'affaiblissement sonore (valeur SNR) et à un environnement de travail. Les bouchons moulés sur mesure offrent le meilleur compromis entre confort de port prolongé et efficacité acoustique.

Protection respiratoire

En présence de poussières, de fumées, de vapeurs chimiques ou dans une atmosphère appauvrie en oxygène, les masques et appareils de protection respiratoire sont indispensables. Les masques filtrants (demi-masques FFP2, FFP3 ou masques à cartouches interchangeables) retiennent les particules selon leur classe de filtration. Les appareils isolants, alimentés par de l'air comprimé, sont nécessaires lorsque la teneur en oxygène descend sous 17 % ou que les concentrations de polluants dépassent les seuils des filtres.

Protection des mains

Les mains sont la zone du corps la plus exposée aux accidents du travail. Le choix de gants de protection adaptés repose sur la norme EN correspondant au risque principal : EN 388 pour les risques mécaniques (coupure, abrasion, perforation, déchirure), EN 374 pour les risques chimiques et microbiologiques, EN 407 pour les risques thermiques (chaleur et feu), EN 511 pour le froid. Le niveau de résistance à la coupure (échelle A à F selon EN 388:2016) est un critère de sélection déterminant en milieu industriel. Pour la manutention courante, un gant enduit nitrile avec un bon grip et une bonne dextérité (niveau 5) suffit dans la plupart des cas.

Protection des pieds

Les chaussures de sécurité se choisissent selon la norme EN ISO 20345, qui définit plusieurs niveaux de protection identifiés par un code : S1P (embout de protection, semelle anti-perforation, zone du talon fermée) pour les environnements secs, S3 (tige résistante à l'eau, semelle à crampons) pour les chantiers extérieurs, S5 (bottes en caoutchouc avec embout et semelle anti-perforation) pour les milieux humides ou boueux. La semelle SRC, antidérapante sur sol carrelé et sur acier, est devenue un standard sur la plupart des modèles professionnels. Pour les postes debout prolongés, le confort de la semelle intérieure et l'amorti du talon sont des critères aussi importants que le niveau de protection.

Protection du corps et haute visibilité

Les vêtements de travail couvrent un large spectre de protections : combinaisons jetables contre les projections chimiques, vestes et pantalons anti-coupure pour les travaux forestiers, tabliers de soudeur résistants aux étincelles. Les vêtements haute visibilité (EN ISO 20471) sont obligatoires pour tout travail en bord de route ou à proximité d'engins de chantier. Classés en trois niveaux (classe 1 à 3 selon la surface de matière fluorescente et rétroréfléchissante), ils garantissent la visibilité du porteur de jour comme de nuit. Les vêtements de pluie certifiés EN 343 complètent l'équipement pour les interventions en extérieur.

Protection antichute

Le travail en hauteur est la première cause de mortalité sur les chantiers du BTP. Lorsqu'une protection collective (garde-corps, filets) ne peut être installée, un système d'arrêt des chutes individuel est obligatoire. Il se compose d'un harnais antichute conforme à la norme EN 361, relié à un point d'ancrage (EN 795) par une longe absorbeur d'énergie (EN 355) ou un enrouleur à rappel automatique (EN 360). Ces équipements de catégorie III imposent une formation spécifique au port et à la vérification avant chaque utilisation. L'inspection annuelle par un organisme compétent est réglementairement obligatoire.

Quel EPI pour quel secteur d'activité ?

BTP et chantiers de construction

Sur un chantier, les risques sont multiples et simultanés : chutes de hauteur, projections, bruit intense, poussières de silice, manutention de charges lourdes. Le Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé (PPSPS) définit les EPI obligatoires pour chaque phase du chantier. Au minimum, on retrouve le casque EN 397, les chaussures S3, les gants adaptés au poste, les lunettes de protection et les vêtements haute visibilité de classe 2 ou 3. Pour les travaux en hauteur, le harnais antichute complet s'ajoute à cet équipement de base.

Industrie et maintenance

En environnement industriel, la manipulation de pièces métalliques, l'exposition aux produits chimiques et le travail sur machines imposent des protections spécifiques. Les gants anti-coupure de niveau C à F (EN 388), les lunettes et visières de protection, les masques respiratoires à filtres interchangeables permettent d'équiper chaque poste selon son niveau de risque. Pour la maintenance d'installations électriques, des gants isolants (EN 60903) et des protections faciales contre les arcs électriques complètent la dotation.

Logistique et entreposage

Manutention de charges, conduite de chariots élévateurs, travail en chambre froide : les métiers de la logistique imposent des chaussures de sécurité légères type S1P offrant confort et amorti pour les longues journées debout, des gants de manutention assurant grip et dextérité, et des vêtements adaptés aux températures de stockage. Les gilets haute visibilité sont obligatoires dans les zones de circulation mixte piétons-engins.

Agroalimentaire et cuisines collectives

Les contraintes d'hygiène en agroalimentaire s'ajoutent aux risques classiques de coupure et de glissade. Les équipements conformes aux normes HACCP sont essentiels : vêtements détectables, protections jetables (charlottes, surchaussures, combinaisons), chaussures antidérapantes SRC et gants à usage unique. Notre rayon EPI rassemble les équipements certifiés pour ces environnements.

Réglementation EPI : ce que dit le Code du travail

La fourniture des EPI repose sur un cadre légal précis, qui engage la responsabilité de l'employeur comme celle du salarié.

Obligations de l'employeur

Les articles R.4321-1 à R.4321-5 du Code du travail imposent à l'employeur de fournir gratuitement les EPI à ses salariés, de les maintenir en état de conformité et de les remplacer lorsqu'ils sont usés ou endommagés. L'employeur doit également s'assurer que les salariés sont formés à l'utilisation correcte de ces équipements, en particulier pour les EPI de catégorie III. Le choix des EPI doit découler de l'évaluation des risques inscrite dans le DUERP et tenir compte des contraintes liées au poste de travail : compatibilité entre plusieurs EPI portés simultanément, ergonomie, conditions climatiques.

Obligations du salarié

Le salarié, de son côté, est tenu de porter les EPI mis à sa disposition conformément aux consignes reçues (article L.4122-1). Le refus de port constitue une faute disciplinaire pouvant justifier une sanction. Le salarié doit aussi signaler tout équipement défectueux ou inadapté à son responsable.

Vérifications périodiques

Certains EPI, notamment les harnais antichute, les appareils de protection respiratoire isolants et les gilets de sauvetage, sont soumis à des vérifications périodiques annuelles (arrêté du 19 mars 1993). Les résultats sont consignés dans le registre de sécurité de l'établissement. Au-delà de cette obligation réglementaire, une inspection visuelle avant chaque utilisation reste la meilleure pratique pour détecter toute dégradation.

Pourquoi acheter vos EPI chez AFDB ?

Avec plus de 100 magasins en France, AFDB vous permet de retirer vos commandes sous 2 heures grâce au Click & Collect. Notre stock permanent de plus de 1 200 références EPI couvre l'ensemble des niveaux de protection, du gant de manutention basique au harnais antichute complet. Nous travaillons avec les leaders du marché pour vous garantir des produits certifiés, conformes aux normes européennes et adaptés aux conditions d'utilisation réelles.

Pour un devis ou un conseil sur les équipements de sécurité, notre équipe commerciale reste à disposition. Pour les besoins spécifiques au soudage ou à la protection thermique, la famille soudage propose des protections adaptées.

Questions fréquentes sur les EPI


Quels EPI sont obligatoires sur un chantier BTP ?

Les EPI obligatoires sur un chantier de construction dépendent des risques identifiés dans le Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé (PPSPS). Au minimum, on retrouve le casque de chantier conforme à la norme EN 397, les chaussures de sécurité S3, les gants adaptés au poste, les lunettes de protection et les vêtements haute visibilité. En cas de travail en hauteur, un harnais antichute complet (EN 361) est également requis.


Quelle est la différence entre les normes S1P, S3 et S5 pour les chaussures de sécurité ?

Ces normes définissent le niveau de protection des chaussures de sécurité selon la norme EN ISO 20345. Les S1P sont des chaussures basses avec embout de protection, semelle anti-perforation et zone du talon fermée, adaptées aux environnements secs. Les S3 ajoutent une tige résistante à l'eau et une semelle à crampons, idéales pour les chantiers extérieurs. Les S5 sont des bottes en caoutchouc avec embout et semelle anti-perforation, conçues pour les environnements très humides ou boueux.


Comment choisir des gants de protection adaptés à mon activité ?

Le choix repose sur la norme EN correspondant au risque principal. Pour les risques mécaniques (coupure, abrasion, déchirure), référez-vous à la norme EN 388 et au niveau de résistance à la coupure (A à F). Pour les risques chimiques, la norme EN 374 précise les familles de produits contre lesquels le gant protège. Pour le froid, c'est la norme EN 511. En logistique et manutention, des gants enduits avec un bon grip et une bonne dextérité (niveau 5) suffisent dans la plupart des cas.


Qui doit financer les EPI dans une entreprise ?

Selon le Code du travail (articles R.4321-1 à R.4321-5), c'est l'employeur qui doit fournir gratuitement les EPI à ses salariés, les maintenir en état de conformité et les remplacer lorsqu'ils sont usés ou endommagés. L'employeur doit aussi s'assurer que les salariés sont formés à l'utilisation correcte de ces équipements. Le salarié, de son côté, est tenu de porter les EPI mis à sa disposition et de signaler tout équipement défectueux.


Peut-on commander des EPI en grande quantité chez AFDB ?

Oui, AFDB propose des tarifs dégressifs pour les commandes en volume et accompagne les entreprises dans leurs achats d'EPI, y compris dans le cadre de marchés publics. Vous pouvez contacter notre équipe commerciale pour obtenir un devis personnalisé, ou passer commande directement en ligne avec retrait en magasin sous 2 heures (Click & Collect).


Existe-t-il des EPI spécifiquement conçus pour les femmes ?

Oui, notre rayon EPI Femme regroupe des équipements dont la coupe, le chaussant et l'ergonomie ont été pensés pour la morphologie féminine. On y trouve des chaussures de sécurité, des pantalons de travail et des vêtements haute visibilité avec des tailles adaptées, pour un confort optimal sans compromis sur le niveau de protection.


À quelle fréquence faut-il remplacer ses EPI ?

La durée de vie d'un EPI dépend de sa nature, de la fréquence d'utilisation et des conditions d'emploi. Un casque de chantier se remplace en général tous les 3 à 5 ans, ou immédiatement après un choc. Les harnais antichute doivent faire l'objet d'une vérification annuelle obligatoire et sont retirés du service dès qu'une dégradation est constatée. Pour les gants et les chaussures, l'usure visible (couture décousue, semelle lisse, perforation) est le premier indicateur. La notice du fabricant précise toujours la durée de vie maximale recommandée.


Quelle est la différence entre un EPI et un EPC ?

Un EPI (équipement de protection individuelle) est porté par une seule personne : casque, gants, chaussures. Un EPC (équipement de protection collective) protège l'ensemble des travailleurs d'une zone : garde-corps, filets de sécurité, systèmes de ventilation, balisage. Le Code du travail impose de privilégier la protection collective avant de recourir aux EPI. Les deux approches sont complémentaires et souvent combinées sur un même poste de travail.